Mercredi 11 juin, l’armée soudanaise s’est retirée de la zone du triangle frontalier entre la Libye, l’Égypte et le Soudan, après avoir accusé les forces fidèles du maréchal Khalifa Haftar, commandant militaire de l’est libyen, d’une attaque aux côtés des Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR).
Dans un communiqué, l’armée parle d’une agression. Elle accuse les hommes du général Hemedti et ceux de Khalifa Haftar d’utiliser ce corridor pour livrer des armes. La zone est proche de la ville d’el-Féchir. Il s’agit de l’un des principaux fronts de la guerre. Dans cette zone, des soldats soudanais, issus en grande partie d’anciens groupes rebelles alliés à l’armée, ont patrouillé.
Jusque-là, le Soudan accuse les Émirats arabes unis, l’un des soutiens de Haftar, d’être à l’origine des livraisons d’armes. Une accusation que les Émirats nient. L’Égypte, proche alliée de l’armée soudanaise, soutient également Haftar.
Mardi, les forces de Haftar ont nié avoir participé à une attaque transfrontalière. Elle affirme que des forces alliées à l’armée soudanaise, ont attaqué des patrouilles libyennes.
Josaphat Mayi

