Vendredi 6 octobre, des centaines de personnes, soutenues par les groupes religieux, ont manifesté contre la communauté LGBT+ dans les rues de Nairobi, capitale Kenyane.
Quelques manifestants brandissent des pancartes sur lesquelles ils écrivent : « LGBTQ n’est pas africain, l’agenda LGBTQ doit échouer et une marche pour le respect des valeurs familiales ».
Cette manifestation intervient à la suite d’une décision de la cour suprême en septembre dernier, qui a autorisé un groupe de pression en faveur des droits des homosexuels à s’enregistrer en tant qu’organisation non gouvernementale. Une décision qui a exaspéré les conservateurs et alimenté le discours homophobe.
Les manifestants exigent la démission de trois juges » impliqués dans cette affaire ». La Commission kényane des droits de l’homme (KHRC), un groupe indépendant de défense des droits humains, a déclaré que la manifestation était « dangereuse » et le point culminant d’une « campagne haineuse » qui a débuté le mois dernier dans la ville portuaire de Mombasa.
La KHRC « condamne sans équivoque toutes les activités néfastes passées et en cours qui continuent de mettre en péril les droits de cette communauté à la vie, à la sécurité et à la dignité ».
Les relations homosexuelles restent un crime au Kenya en vertu de lois datant de l’époque coloniale, passible de peines allant jusqu’à 14 ans de prison. Si les condamnations sont rares, les militants homosexuels affirment que la législation porte atteinte à leur vie privée et à leur dignité, et alimente les discriminations.
Raymond Nsimba

