Au Kenya, le tribunal kenyan a rejeté une affaire contestant l’importation et la culture de cultures génétiquement modifiées (OGM) jeudi 12 octobre.
Cette juridiction estime que « le gouvernement avait pris les mesures appropriées pour réglementer leur utilisation ». D’après le tribunal, même s’il n’est pas tenu de statuer sur la sécurité ou non des cultures génétiquement modifiées, il existe suffisamment d’institutions gouvernementales en place pour vérifier leur sécurité.
La justice annule aussi une ordonnance du gouvernement, levant l’interdiction de 2018 sur l’exploitation forestière dans les forêts du pays, affirmant que les autorités n’avaient pas consulté le public avant de rendre l’ordonnance en juillet dernier.
Le Kenya n’a pas encore cultivé ni importé de cultures génétiquement modifiées depuis la levée de l’interdiction. En fait, une culture génétiquement modifiée contient du matériel génétique qui n’est pas naturellement présent dans la plante, pour mieux la protéger contre les maladies.
Les agriculteurs les ont largement adoptés dans certains pays comme les États-Unis, mais les critiques affirment que leur innocuité pour la santé humaine et l’environnement n’est pas prouvée.
Cette décision du Kenya de lever l’interdiction des cultures génétiquement modifiées a incité les groupes d’agriculteurs à dire qu’elle avait été précipitée et qu’elle n’avait pas répondu aux problèmes de santé.
Les agriculteurs craignent que le recours aux cultures génétiquement modifiées ne conduise à une dépendance à l’égard des semences de grandes sociétés étrangères qui détiennent des brevets sur ces cultures.
En janvier, la Law Society of Kenya a contesté la décision, affirmant que le gouvernement n’avait pas demandé l’avis du public. Dans sa décision, le tribunal de l’environnement et du foncier a déclaré que la Law Society n’a pas prouvé que les lois du Kenya sur les cultures génétiquement modifiées violent la Constitution.
En octobre 2022, le Kenya a levé une interdiction de 10 ans sur les cultures génétiquement modifiées en réponse à la pire sécheresse que la région d’Afrique de l’Est a connue depuis 40 ans. Les autorités ont espéré que la levée de l’interdiction va améliorer les rendements du maïs et renforcer la sécurité alimentaire.
Josaphat Mayi

