Jeudi 28 avril, l’armée française a démenti les accusations de la junte malienne sur la violation de l’espace aérien et d’espionnage dans le pays. C’est après la diffusion d’images de drone montrant une scène de crime de guerre de la part des militaires français.
« Nous avons évité une attaque informationnelle majeure. Cette attaque a été déjouée de peu. Si nous n’avions pas réussi à capter ces images, on aurait accusé les forces françaises de crimes de guerre », a déclaré le colonel Pascal Ianni, porte-parole de l’armée française, lors d’un point de presse.
Il souligne que la France ne va pas laisser passer des fausses informations. « Nous continuerons à nous battre contre la désinformation », a-t-il ajouté.
Mardi 26 avril, le Mali a accusé l’armée française de violation de l’espace aérien, d’espionnage et de subversion. Des images, prises par un drone, montrent des soldats français s’affairer autour de cadavres qu’ils recouvrent de sable. Dans une autre séquence, on voit deux de ces militaires filmer les corps à moitié ensevelis.
Les relations sont très tendues entre les deux pays. Depuis l’annonce de la réduction de la présence militaire française au Mali dans la foulée d’un double coup d’Etat à Bamako, avec en toile de fond l’arrivée des hommes de Wagner sur le terrain. Les autorités maliennes assurent ne pas recourir à des mercenaires et parlent de coopération d’Etat à Etat avec la Russie.
Raymond Nsimba

