Au Burkina Faso, la situation humanitaire et sécuritaire reste difficile, ont alerté dans un rapport des experts de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cédéao) publié jeudi 19 mai.
Selon ce rapport, cette évaluation a été faite lors d’une visite de la délégation de la Cédéao au Burkina Faso à la demande du gouvernement burkinabè. « Ces visites ont eu lieu dans les localités de Kaya et Barsalogho, épicentre de la crise dans le nord du pays », a détaillé Olivia Rouamba, ministre burkinabè des Affaires étrangères.
D’après Jean-Claude Kassi Brou, président de la commission de la Cédéao, « il faut évidemment prendre la mesure de cette situation sur la base de ce rapport qui va être soumis aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous-régionale.
La situation sécuritaire au Burkina a conduit à l’éviction du président Roch Marc Kabore. Depuis Janvier, le pays est dirigé par une junte militaire menée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. La junte au pouvoir a fixé à 3 ans la période de transition avant le retour à l’ordre constitutionnel. Mais la Cédéao exige un délai court.
Le gouvernement issu du putsch avait demandé l’envoi d’une mission militaire, politique et humanitaire de la Cédéao pour évaluer la situation nationale avant de se prononcer sur sa demande d’écourter la période de transition.
Joe Kashama

