La Mauritanie a exprimé sa vive protestation contre les récents actes criminels récurrents commis par l’armée malienne contre ses ressortissants. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement mauritanien mardi 08 mars. Nouakchott avait envoyé une délégation à Bamako pour tenter de contenir ce comportement hostile envers ses concitoyens.
« Nous avons clairement dit aux Maliens que si ça continue, nous allons fermer la frontière. En plus, les autorités à Bamako ne décrochent pas le téléphone quand nous les appelons », a confié un diplomate mauritanien à l’AFP.
Dans un communiqué, les autorités mauritaniennes ont déploré, deux événements graves impliquant des Mauritaniens dans l’espace de quelques semaines au Mali, dont la disparition de plusieurs ressortissants de l’autre côté de la frontière dans des circonstances encore obscures il y a quelques jours.
« Nos frères sont froidement assassinés par l’armée malienne. Nous devons réagir vite contre ces exactions à répétition », a dit Ahmed Sidi, originaire de la même région que les personnes disparues.
En janvier dernier, le gouvernement malien a annoncé l’ouverture d’une enquête. Et a assuré qu’aucun élément ne se mettait en cause dans l’armée malienne. Aucun élément de ces investigations n’a été rendu public à ce jour.
La Mauritanie, avec laquelle le Mali partage plus de 2.000 km de frontière, a été touchée par l’expansion des groupes islamistes d’Algérie au début des années 2000. Mais n’a plus connu d’attaque sur son sol depuis 2011.
Dinho Kazadi

