L’arrivée du groupe de mercenaires russes Wagner a empiré la situation sécuritaire au Mali, où des actes de terrorisme sont en augmentation, a indiqué Victoria Nuland, sous-secrétaire d’Etat américaine, mercredi 26 octobre.
De retour d’un déplacement dans la région du Sahel, Mme Nuland affirme que « ce gouvernement intérimaire a fait des très mauvais choix, en faisant venir Wagner et en les associant à son dispositif sécuritaire ». La sous-secrétaire d’Etat américaine accuse le groupe Wagner de faire la pression sur le Mali pour qu’il limite les opérations de la mission onusienne (MINUSMA).
« Nous en voyons les résultats avec une violence et des actes de terrorisme en augmentation et les forces des Nations unies poussées vers la sortie », dit-elle. Selon elle, des actes de terrorisme ont augmenté de 30% dans les six derniers mois.
Mais Bamako a démenti ces propos et insiste de ne pas avoir fait recours aux mercenaires. Les autorités maliennes parlent plutôt d’une coopération avec « l’armée russe au nom d’une relation ancienne d’Etat à Etat ».
Le Mali se sont, depuis un an, détournées, de l’allié français et de ses partenaires. Et tourné vers la Russie. Bamako répète avoir inversé la tendance sécuritaire, mais aussi mis en débandade les groupes djihadistes. Les Etats-Unis, la France et les Occidentaux accusent la junte de s’être adjoint les services de la société de sécurité Wagner, aux agissements décriés.
Théâtre de deux putschs en l’espace de neuf mois, le Mali est en proie à la montée de la menace djihadiste de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique (EI).
Raymond Nsimba

