Lundi 06 juin, l’Assemblée législative de transition (ALT) a autorisé le gouvernement burkinabé à prendre des mesures dans le cadre des sujétions liées aux nécessités de la défense nationale.
D’après le rapport de l’ALT, cette présente loi va « permettre au gouvernement de prendre par voie d’ordonnances, les mesures dans les matières relevant normalement du domaine de la loi, en vue de mieux organiser la lutte contre le terrorisme et de protéger les populations civiles ».
Me Barthélemy Kéré, ministre burkinabé de la Justice, insiste sur le caractère logique d’un Etat de droit pour cette démarche. « L’Assemblée législative de transition ne signe pas de chèque en blanc et ne se dessaisit pas de sa souveraineté. C’est pour permettre seulement au gouvernement d’aller activement à la lutte contre le terrorisme », a-t-il dit.
Mais selon le Dr Arouna Louré, seul député sur les 65 à voter contre cette loi, cité par les médias locaux, indique que « cette loi remet en cause les libertés ».
Le Burkina est la cible depuis près de sept ans d’une série d’attaques terroristes. Ces attaques ont fait plusieurs morts et des déplacés. La même situation a été à la base de l’éviction du président Kaboré par la junte menée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.
Joe Kashama

