Plus de 30. 000 déplacés internes ont été enregistrés depuis le 31 mars suite aux affrontements entre l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) dans la ville de Ménaka, situé dans le nord du Mali, ont annoncé les autorités locales.
Cité par l’agence turque Anadolu, le colonel Issa Timbiné, gouverneur de cette ville, confie que « ces déplacés sont assistés par des ONG, mais aussi avec l’appui du gouvernement. « Les autorités ont fait beaucoup de forages sur les sites de déplacés et d’autres en voie de construction dans le cadre des œuvres sociales du Président de la transition et du premier ministre », a-t-il déclaré.
« Quelle que soit la fourniture d’assistance, tant que ceux-ci ne sont pas chez eux, ils ne seront pas satisfaits parce qu’un déplace interne reste un déplacé », a ajouté M. Timbiné.
Lundi, l’armée malienne a, dans un communiqué, annoncé avoir mené une reconnaissance offensive dans plusieurs secteurs de la région Ménaka. Cette ville, située dans le nord du Mali, est encerclée par des hommes armés affiliés à l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) depuis le 10 avril courant, selon des sources locales. Le Mali, lui, reste en proie à des attaques sanglantes de groupes terroristes depuis 2012.
Raymond Nsimba

