Dix-neuf morts. Vingt-sept blessés. Tel est le bilan de l’explosion d’une bombe dans un salon de thé près de Maiduguri, dans l’Etat de Borno, Nord-est du Nigeria.
Selon les sources sécuritaires citées par l’AFP, l’explosion s’est déroulée mercredi soir. Babakura Kolo, chef d’une milice d’autodéfense, confie que les blessés ont été conduits dans des hôpitaux de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno.
« Boko Haram a frappé à Kawuri la nuit dernière. Ils nous ont tous pris par surprise car cela faisait un moment que de telles attaques n’avaient pas eu lieu », a-t-il déclaré. Un commandant d’une milice d’autodéfense de Kawuri parle d’une attaque perpétrée par un kamikaze.
Mais jusque-là, aucun groupe ne l’a revendiquée. Pourtant, Boko Haram et l’Etat islamique en Afrique de l’ouest (ISWAP) sont actifs dans cette région. Au lendemain de cette explosion, un couvre-feu de 24 heures a été décrété par le gouverneur de l’Etat de Borno.
Au Nigeria, les attentats à la bombe dans les villes sont devenus rares depuis que l’armée a repoussé les djihadistes des territoires qu’ils contrôlaient au début du conflit en 2014. Mais ils mènent toujours des attaques et des embuscades dans les zones rurales.
Cette attaque survient quelques semaines après des attentats-suicides qui ont tué au total 32 personnes dans la région de Gwoza, dans l’Etat de Borno, en prenant pour cibles un mariage, un hôpital et un enterrement.
La Rédaction

