« Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! (Dieu est grand ! Dieu est grand en français) », répètent des fidèles musulmans à la clôture du mois sacré du Ramadan.
Dimanche 30 mars. Commune de Ngaliema. Kinshasa, capitale congolaise. Il est 8 heures passées de quelques minutes. La communauté musulmane de Kinshasa, célèbre l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du Ramadan. La mosquée Ah Rahman est bondée. Elle commence à refouler du monde. Après un mois de jeûne et de spiritualité, les musulmans du monde entier clôturent le mois sacré avec une prière de l’Aïd el-Fitr. Cris de joie et de chants, adoration… Les jeûneurs se réunissent sur le tapis pour effectuer la dernière prière lorsque l’Imâm lance le sualat (la prière de l’Aïd el-fitr).
Des retrouvailles…
Certains sont en famille ou en groupe, alors que d’autres sont seuls. Dans cette mosquée, les fidèles paraissent concentrés. Vêtu d’un qamis tout blanc, l’imam en chef débute l’enseignement. Il dure une quinzaine de minutes. Puis, la fête débute. Des fidèles chantent, échangent et prennent des photos tout souriant. C’est la joie totale avec des retrouvailles. Pour la plupart, ils sont vêtus en qamis de diverses couleurs.
En fait, l’Aïd el-Fitr, est une célébration de joie et de partage. Il s’agit d’une fête de joie et de gratitude envers Dieu pour avoir permis aux musulmans de mener à bien le mois de jeûne.
« Que la lumière du Ramadan continue d’illuminer nos cœurs et nos actions tout au long de l’année. Puissions-nous conserver les leçons de patience, de générosité et de foi que nous avons apprises », a déclaré Djibril Salam
À Kinshasa, la fin du Ramadan est un moment de grande joie et de célébration, marqué par des traditions riches et une atmosphère festive. Les célébrations commencent par la prière de l’Aïd, qui rassemble des milliers de fidèles dans les mosquées et les lieux de rassemblement publics. Les imams prononcent des sermons appelant à la paix, à la solidarité et au partage. Les familles se réunissent pour partager des repas festifs et il est courant d’offrir des dons aux personnes dans le besoin. Les rues s’animent de couleurs et de joie. Les gens s’habillent de leurs plus beaux vêtements, échangent des vœux et rendent visite à leurs proches.
L’occasion de savourer
« Ce Ramadan nous a permis de purifier nos âmes et de renforcer nos liens avec nos proches. Puissions-nous préserver ces moments de partage et de solidarité tout au long de l’année. Que l’esprit du Ramadan nous inspire à construire un monde meilleur, où règnent la justice, l’égalité et la fraternité », s’est extasié Ibrahim Moubarak.
Il est midi. Les repas de l’Aïd qui sont l’occasion de savourer des plats traditionnels, tels que le riz, la viande, les pâtisseries et les boissons sucrées sont servis aux jeûneurs. Après, ils s’échangent des cadeaux avec la famille et les amis, en particulier avec les enfants. Les familles se rendent visite pour partager des moments de convivialité et renforcer les liens familiaux. Visiblement, pendant la clôture du Ramadan est généralement empreinte de joie, de spiritualité et de convivialité. Les gens expriment leur gratitude pour avoir accompli le mois de jeûne et célèbrent la fin de cette période de dévotion.
« Que nos prières et nos efforts pendant le Ramadan soient acceptés, et que nous continuions à nous rapprocher d’Allah et à renforcer notre foi. Ce Ramadan nous a permis de purifier nos âmes et de renforcer nos liens avec nos proches. Puissions-nous préserver ces moments de partage et de solidarité tout au long de l’année », a dit Ousmane Al Hadji.
En RDC, le Ramadan 2025 intervient dans un contexte particulier notamment dans l’est du pays, où la situation reste préoccupante en raison des conflits armés. Les communautés musulmanes de Kinshasa et d’ailleurs expriment leur solidarité envers leurs frères et sœurs vivant dans ces coins du pays. Pendant le jeûne, les mosquées de la ville ont été remplies. Les célébrations de l’Aïd el-Fitr peuvent varier légèrement d’une communauté à l’autre à Kinshasa, en fonction des traditions locales et des coutumes familiales.
Dans plusieurs quartiers, des marchés de Kinshasa s’animent, offrant une variété de produits pour les festivités. Il s’agit de vêtements traditionnels, ingrédients pour les repas de fête, pâtisseries et cadeaux. Sans doute, les familles se préparent à accueillir leurs proches et à partager des moments de joie et de convivialité.
Elles appellent à la paix, à la solidarité et à la compassion. Les familles prient pour un monde plus juste et plus fraternel, où chacun puisse vivre dans la dignité et la sécurité.
« Le Ramadan nous a enseigné l’importance de la maîtrise de soi et de la compassion. Puissions-nous appliquer ces vertus dans notre vie quotidienne, en étant des exemples de bienveillance et de paix. Que nos prières et nos efforts pendant le Ramadan soient acceptés, et que nous continuions à nous rapprocher d’Allah et à renforcer notre foi. Que la joie de l’Aïd nous remplisse de gratitude et d’optimisme, et que nous partagions cette joie avec tous ceux qui nous entourent », a glissé Jamila après la prière.
Josaphat Mayi

