Boutiques, magasins, marchés fermés. Les parents ont peur d’envoyer leurs enfants à l’école. Ce mercredi 13 septembre, la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, Est de la RDC, s’est réveillée aux allures de ville morte à l’appel de certains groupes de pression et mouvements citoyens.
C’est en mémoire des victimes de la manifestation meurtrière et sanglante du 30 août dernier qui a fait plus de 50 morts et une centaine des blessés.
Mais dans son communiqué rendu public ce mardi 12 Septembre 2023, le maire de la ville de Goma, le commissaire supérieur principale Kapend Kamand Faustin indique « qu’aucune manifestation n’est autorisée dans son entité » en cette période de l’état de siège.
« J’appelle toute la population à vaquer librement à ses activités. J’invite les cadres de base à tous les niveaux à plus de vigilance. Par ailleurs, les services d’ordre et de sécurité doivent veiller à l’observance stricte de la présente mesure », a dit Kapend Faustin
Par ailleurs, l’association de taxi motos de la ville volcanique de Goma se joint au maire pour protester contre la journée ville-morte décrétée ce mercredi 13 septembre 2023 par les mouvements citoyens et la société civile.
« Nous n’avons aucun intérêt à nous mêler de l’affaire de la journée ville morte. Nous sommes encore en deuil de nos compatriotes morts en date du 30 août. Laissons le temps au gouvernement de finaliser cette question. Nous y reviendrons au moment propice », plaide Ngoy Kisirani, président des motards de Goma.
RK

