Des corps sans vie parfois démembrés sont ligotés et mis dans des sacs. Cette nouvelle forme d’insécurité devenue monnaie courante inquiète la population de la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, sud-est de la RDC.
Cette pratique fait rage dans la capitale du cuivre. Le dernier en date s’agit d’un conducteur de moto, dont le corps a été trouvé ligoté dans un sac au quartier Golf le week-end dernier. Selon la police congolaise, durant ces deux dernières semaines, une dizaine de corps sans vie ont été retrouvés et entassés de la même manière dans différents coins de la ville.
Au quartier Golf Plateau dans la commune Annexe, Hewa bora, Salongo dans la commune Katuba et Basembe/pengapenga dans la commune de Lubumbashi pour ne citer que ceux – là, la population ne se sent plus en sécurité face à ce nouveau phénomène qui a déjà fait plusieurs victimes selon la société civile locale. Et que ces cas se passent généralement dans la soirée. Parmi les victimes, des chauffeurs de taxis, mais aussi des conducteurs de motos.
« Ce nouveau mode de criminalité nous inquiète. Chaque jour, on se réveille avec de pleurs et chagrins ces derniers temps. On ne sait pas identifier ces malfrats qui font ces actes de tueries. Le mieux et le plus rassurant, c’est de rentrer chez soi avant 20 heures au plus tard », a confié à Sahutiafrica Junior Mukalay, ferrailleur et père de famille.
Pour Maguy, femme de ménage, face à cette situation, elle ne monte plus un transport contenant moins de trois personnes. « Je préfère mieux monter un taxi dans un arrêt de bus que sur la route principale au-delà de 19H. Ces assassins ne sont pas identifiables, mais on espère que les autorités vont prendre des dispositions pour en finir avec ce phénomène », a-t-elle dit.
De son côté, Chancel, gérant d’un bar dans le quartier chaud de Kamalondo, assure avoir pris une disposition face à ce mode opératoire de ces malfrats. « De fois, je rentre tard de chez moi alors j’ai dû acheter une moto qui me permet de rentrer seul et je ne me soucie pas de prendre une personne en cours de route, car l’ennemi n’a pas de couleur », a-t-il relaté.
Face à ce nouveau mode opératoire de l’insécurité, le maire de la ville de Lubumbashi avait pris des mesures comme la limite d’heures de circulation de motos-taxis à partir de 22 heures, l’installation des points de contrôle par la police à la même heure.
Depuis Lubumbashi, Ali Maliki

