Alors que le moratoire accordé aux taximen-moto sans plaque d’immatriculation est arrivé au terme, les motards à Kinshasa, capitale congolaise, demandent un délai supplémentaire.
Kinshasa, jeudi 11 août. La circulation de motards n’est pas comme d’habitude. Le moratoire des autorités est arrivé à terme, alors que plusieurs disent ne pas encore être prêts. C’est le cas de Mwamba croisé dans la commune de Bumbu, centre de la capitale congolaise. Noir de peau et à la quarantaine révolue, il est dans l’attente des potentiels clients.
« Nous demandons aux autorités de nous ajouter même un délai d’un mois pour qu’on puisse se mettre en ordre avec l’achat de plaques », plaide-t-il. « La rentrée scolaire pénalise les achats des plaques. Nous ne refusons pas d’acheter de plaques. Tout chauffeur doit avoir au moins sa plaque et les casques mais notre difficulté c’est que nous nous préparons également la rentrée scolaire des enfants », ajoute Mwamba.
Sans casques, Jonathan Mayala vient de déposer un client. Il dit ne pas comprendre s’il s’agit de quelle sorte de plaque. « On nous parle de deux sortes de plaques, mais jusqu’à ce stade, nous ne savons pas si nous devons acheter lequel », s’interroge-t-il.
« Avec ce que nous gagnons ces derniers temps, c’est difficile de réunir l’argent pour acheter cette plaque », se plaint Junior, assis sur sa moto près d’une station-service.
Kinshasa où des embouteillages sont fréquents, les taxi-motos occupent une place importante dans la mobilité. Mais de plus en plus, des motards sont pointés du doigt pour non-respect du code de la route ainsi que des actes de vandalisme. Les autorités promettent de traquer les motards sans plaque d’immatriculation.
Raymond Nsimba

