Vingt-cinq civils, dont des femmes et des enfants, ont péri dans une attaque des Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR) contre un camp de déplacés dans l’Etat du Nord-Nord au Soudan.
Des membres d’un comité local de résistance indiquent que l’attaque s’est accompagnée de bombardements et de tris intenses. Cette incursion est intervenue le week-end dernier. Ces tirs ont visé le camp de déplacés de Zamzam depuis le sud et l’est.
Le comité explique que l’attaque s’est heurtée à la résistance. Mais, jusque-là, l’étendue exacte des dégâts reste incertaine après une interruption des communications et des coupures d’internet. Cités par l’AFP, des témoins ont décrit des scènes de véhicules de combat des paramilitaires s’infiltrant dans le camp couverts par des tirs nourris.
Dimanche, les paramilitaires soudanais se sont emparés, selon leur porte-parole, de ce camp. « Nous avons pris le contrôle de Zamzam pour protéger les civils et le personnel médical, et nous sommes prêts à accueillir les convois d’aide humanitaire », a-t-il déclaré.
Au Soudan, le conflit qui déchire le pays a fait des dizaines de milliers de morts, déraciné plus de 12 millions d’habitants et provoqué une catastrophe humanitaire. En fait, depuis qu’ils ont perdu le contrôle de la capitale Khartoum en mars, les paramilitaires redoublent d’efforts. C’est pour achever la conquête du Darfour.
Le camp de Zamzam est le premier où l’état de famine a été déclaré au Soudan. Depuis le début de la guerre en avril 2023, entre l’armée, commandée par le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays depuis un coup d’Etat en 2021, et son ancien adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo, à la tête des FSR, ce camp peuplé de Zamzam souffre énormément.
Josaphat Mayi

