Vendredi 08 avril, des forces armées loyales du président Sud-Soudanais Salva Kiir et des hommes armés fidèles au vice-président Riek Machar se sont affrontés dans l’Etat d’Unité, situé au nord du pays. C’est ce qu’ont annoncé les responsables militaires de deux camps. Ils appellent à la cessation des hostilités et au respect de l’accord de cessez-le-feu.
Selon les responsables militaires, une réunion va se tenir sur ce sujet. « Ce problème d’insécurité doit être résolu de toute urgence. Les combats se sont déroulés autour du camp militaire de Koch Mirmir, dans l’Etat de l’Unité, qui abrite des forces pro-Machar (le SPLA-IO) et qui a été attaqué par des milices soutenues par l’armée », a rapporté les dirigeants des deux camps dans un communiqué.
Ces affrontements interviennent moins d’une semaine après que les deux dirigeants Salva Kiir et Riek Machar se sont entendus pour œuvrer à maintenir la paix et instaurer un commandement unifié des forces armées. Cette dernière est l’une des nombreuses modalités non appliquées de l’accord de paix qu’ils ont signé en 2018 pour mettre fin à cinq ans d’une guerre civile meurtrière.
Depuis son indépendance du Soudan en 2011, le Soudan du Sud est en proie à des violences à caractère politico-ethnique et à une instabilité chronique, qui l’empêchent de se remettre de la sanglante guerre civile. Cette dernière a fait près de 400.000 morts et quatre millions de déplacés entre 2013 et 2018.
L’accord de paix de 2018 prévoit le principe d’un partage du pouvoir au sein d’un gouvernement d’union nationale, formé en février 2020 avec M. Kiir au poste de président, et M. Machar comme vice-président. Mais il est resté largement inappliqué, laissant le pays en proie au chaos.
AFP/Sahutiafrica

