Lundi 30 mai, le gouvernement tunisien a proposé des mesures urgentes dans le cadre du budget 2023 pour contrôler et rationaliser la masse salariale en gelant les recrutements et en les limitant à certains besoins.
Selon l’agence de presse tunisienne, les mesures comprennent la limitation du pourcentage de promotions, le gel des postes vacants et le réemploi des ressources humaines disponibles. Ces mesures visent à débloquer un prêt du Fonds monétaire international (Fmi).
Le gouvernement tunisien souligne que les dépenses salariales ont atteint un niveau record d’environ 15,6% en 2022, contre 10% en 2010. Cela a réduit les fonds de développement et limité le volume du budget consacré à l’investissement public.
La Tunisie sollicite un prêt de 4 milliards Usd auprès du FMI pour éviter la faillite. À cette fin, ce pays du Maghreb est tenu de mettre en œuvre des réformes profondes, notamment le gel des salaires, la réduction des subventions énergétiques et alimentaires et la privatisation de certaines entreprises publiques.
Ali Maliki

