Alors que la tension montre entre population locale et migrants subsahariens en Tunisie, l’opposition appelle à rejeter « le racisme et des discours de haine ».
Cette annonce intervient après les affrontements meurtriers entre les Tunisiens et les migrants subsahariens, qui ont causé la mort d’un jeune Tunisien dans la ville de Sfax. « Tout le monde à Sfax et en dehors de la ville à rejeter le racisme et à ne pas se laisser entraîner par des discours de haine », a déclaré le Courant démocrate, parti d’opposition.
Le parti exprime sa solidarité avec les citoyens tunisiens et « les migrants lésés qui paient le prix de l’inaction des autorités ». Selon le communiqué, cette partie de l’opposition condamne « les agissements racistes, moyenâgeux et terrifiants que certains Tunisiens ont commis envers les migrants, au vu et su des autorités sécuritaires ».
Mardi 4 juillet, le président tunisien Kaïs Saïed avait déclaré dans une réunion avec le ministre de l’Intérieur Kamal Feki et les responsables sécuritaires qu’il existe des réseaux criminels responsables de la migration irrégulière vers Sfax.
La Tunisie connaît depuis le début de l’année 2023 une augmentation remarquable des flux migratoires irréguliers vers l’Europe, notamment vers les côtes italiennes, à la lumière des répercussions des crises économiques et politiques dans le pays et des conflits armés qui ravagent plusieurs autres pays africains.
Raymond Nsimba

