Au moins quarante-sept personnes, dont trente civils, quatorze et trois supplétifs abattus. C’est le bilan d’une attaque des djihadistes présumés dans le nord du Burkina Faso. L’annonce a été faite par le gouvernement mercredi 18 août. Un deuil national de trois jours a été décrété en mémoire des victimes de cette attaque. Mais d’après les autorités, «au moins cinquante-huit djihadistes ont été tués lors de la riposte de l’armée».
Le gouvernement affirme que les opérations de ratissage se poursuivent. Mais le Burkina Faso est deuil. «Durant cette période, les drapeaux sont mis en berne sur tous les édifices publics et dans les représentations du Burkina Faso à l’étranger, les réjouissances populaires, les manifestations à caractère récréatif sont interdites», a annoncé le gouvernement.
Le Burkina Faso est confronté à une crise sécurité persistante. Le nord du pays est en proie à des attaques djihadistes. Cette nouvelle attaque est la troisième de la série qui a fait à chaque fois plus d’une dizaine de morts en deux semaines. Lundi 09 août, plus d’une dizaine de militaires ont été abattus et huit autres blessés dans une attaque toujours au nord du Burkina Faso, près de la zone dite de trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.
Trésor Mutombo

