« Les forces armées de la région éthiopienne d’Amhara ont intensifié les homicides, les détentions massives et les expulsions de Tigréens dans la région voisine du Tigré occidental », ont alerté Human rights watch (Hrw) et Amnesty international dans un communiqué ce jeudi 16 décembre. Selon les deux organisations, « ces combattants ont détenu, torturé et affamé des civils, dont les adolescents, mais aussi des personnes âgées dans l’ouest du Tigré », où les forces éthiopiennes et les rebelles tigréens s’affrontent depuis un an.
« Ces milices et forces de sécurité ont notamment attaqué à la machette et à la hache des civils qui tentaient de fuir cette zone disputée de longue date, tandis que d’autres ont été embarqués à bord de camions et ont disparu depuis », ont indiqué Hwr et Amnesty. Ces organisations affirment que « les attaques délibérées de civils et les expulsions forcées enfreignent les lois de la guerre et ceux qui en sont responsables devraient être identifiés et rendre des comptes ».
« Sans réaction internationale urgente pour prévenir d’autres atrocités, les Tigréens, particulièrement ceux qui sont en détention, sont en grand danger », a dit Joanne Mariner, directrice de la réponse aux crises d’Amnesty.
En décembre, HRW a accusé le Front pour la libération du peuple du Tigré (Tplf) d’avoir exécuté des dizaines de civils dans deux localités amharas qu’il contrôlait entre août et septembre.
Depuis un an, le nord de l’Éthiopie est rongé par un conflit armé. Des affrontements qui ont fait plusieurs milliers de morts. Selon les Nations unies, des centaines de milliers d’Éthiopiens dans des conditions proches de la famine.
Trésor Mutombo

