Près de 176 passagers ne sont pas toujours été retrouvés une semaine. C’est après que des terroristes ont attaqué un train dans l’Etat de Kaduna, situé dans le centre du Nigeria. C’est ce qu’a rapporté la société nigériane des chemins de fer ( NRC) dimanche 03 avril dans la soirée. Mais des ONG pensent que les chiffres sont beaucoup plus élevés en raison de la fraude et des manipulations qui se produisent dans les gares.
« Sur les 362 passagers validés à bord du service de train AK9 attaqué le 28 mars, 186 personnes sur le manifeste sont confirmées comme étant en sécurité. Et à leurs différents domiciles (14 personnes supplémentaires confirmées en sécurité aujourd’hui) », a déclaré Fidet Okhiria, directeur général du NRC dans un communiqué.
Le NRC ne confirme pas si tous les 168 passagers ont été enlevés par les assaillants ou s’ils n’ont tout simplement pas été retrouvés.
« Au moins cinquante-un numéros de téléphone sur le manifeste étaient soit désactivés, soit injoignables depuis mardi matin. Trente-cinq autres numéros de téléphone sur le manifeste sonnent, mais aucune réponse de l’autre côté. Soixante numéros de téléphone sur le manifeste, lorsqu’ils sont appelés, montrent une réponse inexistante, vingt-deux personnes sont portées disparues par leurs proches. Et huit personnes ont été confirmées mortes », a-t-il ajouté.
Lundi 28 mars, des hommes armés ont lancé une attaque contre un train des passagers. Ils ont utilisé des explosifs pour immobiliser le train reliant Abuja-Kaduna avant de tirer sur certains des passagers. Ils ont tué huit personnes et ont enlevé de nombreux autres passagers.
Le train est devenu populaire parmi les personnes voyageant entre les deux Etats, car il était considéré comme plus sûr que la route Abuja-Kaduna. Des centaines de personnes ont été tuées ou enlevées sur la route Abuja-Kaduna au cours des dernières années.
AFP/Sahutiafrica

