Près de 373 personnes aux arrêts. Elles sont soupçonnées d’avoir pris part aux violences meurtrières lors des funérailles d’un dignitaire musulman dans la localité de Gondar à Ahmara, région située au nord-ouest de l’Ethiopie. L’information a été relayée par un responsable local vendredi 29 avril.
« Nous tenons pour responsables devant la justice les forces de sécurité et les dirigeants qui n’ont pas assumé leurs responsabilités », Desalegn Tassew, chef du Bureau de la paix et de la sécurité de l’Amhara, à un média local. Sans donner le bilan des victimes.
Vendredi soir, avant un iftar géant (repas de rupture du jeûne du ramadan) sur une des principales places du centre d’Addis Abeba, de nombreux musulmans ont manifesté contre les violences à Gondar. Ils réclament justice pour les victimes.
Mercredi 27 avril, près de vingt personnes ont été tuées dans une attaque des extrémistes chrétiens lors des funérailles d’un dignitaire musulman à Gondar. Une attaque qualifiée de massacre perpétré contre des musulmans, selon le Conseil des affaires musulmanes de la région Amhara.
Cette région est très majoritairement peuplée de chrétiens orthodoxes, religion la plus représentée (43%) en Ethiopie, pays comptant environ 30% de musulmans.
AFP/Sahutiafrica

