Ce mercredi 4 mai, les garde-côtes tunisiens ont récupéré vingt-quatre autres corps de migrants qui se trouvaient parmi environ 120 personnes sur des bateaux qui ont coulé au large des côtes tunisiennes fin avril.
Selon une source locale, les 24 corps ont été transférés à la morgue de l’hôpital régional de Sfax. Et que plus de 50 personnes sont toujours portées disparues.
« La morgue a reçu ces derniers mois 92 corps de migrants morts en mer, tous originaires d’Afrique subsaharienne, dont une quarantaine sont entassés sur le sol faute de place », a déploré Mourad Turki, porte-parole du tribunal de Sfax, à l’AFP.
La majorité des municipalités du pays refuse de prendre en charge les dépouilles de migrants.
« La morgue s’est remplie. Il n’y a plus de place pour enterrer les corps dans le cimetière destiné aux migrants dans la région de Sfax », a ajouté M. Turki.
La Tunisie, l’un des principaux points de départ pour les migrants qui veulent rallier clandestinement l’Europe, peine depuis des années à enterrer les dépouilles des candidats morts noyés.
Près de 2.000 migrants ont été portés disparus ou sont morts noyés en Méditerranée l’an passé, contre 1.401 en 2020, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Raymond Nsimba

