Près de vingt personnes ont été tuées dans des attaques d’hommes armés dans plusieurs localités situées près de la ville de Gao dans le nord du Mali. C’est ce qu’ont rapporté les sources sécuritaires dimanche 19 juin.
« Des terroristes criminels ont assassiné samedi au moins vingt civils dans plusieurs hameaux de la commune d’Anchawadj à quelques dizaines de kilomètres au nord de Gao », a assuré par téléphone à l’AFP un responsable de la police de la région sous couvert d’anonymat.
Un autre responsable policier à Bamako, également sous couvert de l’anonymat, a confirmé à l’AFP « l’assassinat samedi d’une vingtaine de civils à Ebak à 35 km au nord de Gao, et dans des localités voisines ». Il évoque « un acte perpétré par des criminels armés ».
« Les jihadistes ont assassiné samedi 24 civils dans la commune de Anchawadj. C’est la panique générale », a pour sa part affirmé une autorité locale à l’AFP.
Aucune autre source n’a confirmé que les djihadistes étaient les auteurs des attaques.
L’élu de la région de Gao, l’une des principales villes du nord du pays, décrit « une situation très préoccupante dans la commune d’Anchawadj et de nombreux civils fuyant les exactions des djihadistes dans les villages voisins ».
La région de Gao est le théâtre de violences depuis le début du conflit en 2012, quand des groupes armés rebelles s’étaient levés contre Bamako. Ils ont signé en 2015 un accord de paix avec le Mali, qui peine toujours à être appliqué.
Outre ces groupes armés désormais ex-rebelles, des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique qui opèrent dans la zone, combattant contre les symboles de l’Etat, ceux qu’ils accusent de le soutenir, ainsi qu’entre eux pour le contrôle des territoires et l’influence.
Des trafiquants et autres bandits sont également présents dans cette région désertique où l’Etat est presque inexistant.
La situation sécuritaire s’est récemment fortement détériorée dans la région de Gao, et celle de Ménaka plus à l’est à la frontière avec le Niger, a indiqué dans son dernier rapport le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
AFP/Sahutiafrica

