Le méthanol, substance utilisée dans la fabrication d’alcool de contrefaçon, a été trouvé dans le sang de vingt et un adolescents décédés dans un bar d’un township de la ville d’East London, Sud-est de l’Afrique du Sud, selon les résultats préliminaires des analyses toxicologiques des autorités sud-africaines.
« On le trouve souvent dans les alcools ou les cocktails fabriqués illégalement par des gens, qui confondent le méthanol et l’éthanol. Ils pensent que le méthanol peut-être mélangé et bu, comme s’il s’agissait de whisky, de vodka ou autre », a expliqué Paul O’Sullivan, expert légiste, lors d’une conférence de presse, cité par les médias locaux.
D’après M. O’Sullivan, les survivants du drame ont été traités pour des maux de tête, des vomissements, des douleurs au dos ou à la poitrine ainsi que des troubles visuels qui peuvent correspondre aux symptômes d’un empoisonnement au méthanol.
Les médias locaux rapportent que « les autorités attendent de connaître les quantités ingérées avant de confirmer une possible intoxication. Elles cherchent également à reconstituer la soirée des victimes afin de déterminer si l’alcool de contrefaçon a été consommé dans la taverne où s’est déroulé le drame ou dans un autre lieu, plus tôt dans la soirée, renseigne la même source.
Le 26 juin dernier, près de vingt et un adolescents, âgés de 13 à 17 ans, ont été retrouvés mystérieusement morts par la police, alors qu’ils étaient la veille, plus d’une centaine dans un bar de la ville d’East London pour fêter la fin des examens et célébrer l’anniversaire d’un DJ.
Dinho Kazadi

