Plus de 390 personnes tuées au Nord-Kivu et en Ituri, placés sous état de siège il y a plus d’un an dans l’est de la RDC, a indiqué le Rassemblement congolais pour la démocratie/Kisangani mouvement de libération (RCD/K-ML), parti d’Antipas Mbusa Nyamusi, dans un rapport publié ce mardi 23 août.
D’après cette formation politique, les assaillants ont tué des civils à Beni-Irumu-Mambasa en l’espace de deux mois.
« 151 personnes prises en otage et cinquante personnes blessées. En moyenne, sept personnes ont été exécutées par jour durant cette période. Trois autres ont été kidnappées. Au total, 598 personnes ont, de façon directe, été des victimes de ces atrocités sur cette période d’étude », rapporte ce document.
Le RCD/K-ML fait état de plusieurs dégâts matériels. Il s’agit notamment de 457 maisons incendiées, vingt-neuf motos et douze véhicules brûlés. « Il y a eu un total de trente-quatre incursions, quinze embuscades et dix assassinats attribués à d’autres acteurs. Le Secteur de Beni-Mbau a connu le plus grand nombre de crimes, suivi de celui de Ruwenzori puis des Territoires d’Irumu et de Mambasa en Ituri », détaille-t-il.
Fin juillet, des manifestations contre la Monusco ont ensanglanté plusieurs villes dans l’est du Congo. Les manifestants ont exigé le départ de la mission onusienne qu’ils estiment incapable de mettre fin au cycle d’instabilité qui rongé cette partie.
Le RCD/K-ML appelle le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir la Cour pénale internationale afin « toutes les personnes qui sont sous ses sanctions pour leur implication présumée dans les massacres de Beni-Irumu-Mambasa et celles citées dans lesdits rapports, y soient déférées ou placées par prudence hors d’état de nuire ». Mais aussi de tirer « toutes les conséquences logiques nécessaires des rapports difficiles entre la population congolaise et les casques bleus, en accélérant leur retrait prévu pour 2024 ».
Reagan Kimbale

