« Papa, comment allons-nous faire pour aller chercher du pain ? », se plaint une dame avec sa bassine vide sur la tête. Il est 5 heures ce vendredi 30 septembre à Kinshasa, capitale de la RDC, lorsque la police congolaise a lancé l’opération de traque de « kulunas », jeunes délinquants qui sèment l’insécurité dans plusieurs quartiers de Kinshasa.
D’autres femmes, qui viennent tôt le matin s’approvisionner en pain pour aller revendre ne peuvent pas passer. Les policiers interdisent le passage menant vers la boulangerie sur l’avenue Kabinda, dans la ville de Kinshasa. Le secteur est bloqué.
Les forces de sécurité sont déployées sur l’avenue des Huileries et dans les rues environnantes. « Maman, le colonel lui-même est là et personne ne peut passer », réponds un policier. Rond-point Huileries, un important dispositif de la police est installé. D’autres éléments sont installés le long de l’avenue Kabambare et leurs véhicules, imposants, sont visibles.
D’autres forces de sécurité sont stationnées aux croisements des routes. Un chauffeur, qui voudrait passer par là est sommé de faire demi-tour ou de repasser par une autre route. Le secteur est bloqué.
C’est nuitamment que le déploiement de policier s’est déroulée. « La police est venue pour traquer les Kulunas », raconte un habitant. Les « Kulunas » sont des groupes de jeunes, qui sèment l’insécurité dans plusieurs quartiers dans la ville de Kinshasa. Ils n’hésitent pas à s’affronter à coup de machette.
Un autre habitant du quartier près du stade des Martyrs de Kinshasa affirme qu’il y aurait des personnes infiltrées dans le quartier. Et ces personnes se seraient déguisées en fou pour tromper la vigilance. « C’est pour les débusquer que la police est venue », poursuit cet autre habitant. L’opération n’aura duré qu’une partie de la matinée. Les résultats sur l’insécurité causée par les gangs des jeunes appelés Kuluna sont attendus.
Alimasi Kambale

