Alors que les dirigeants Est-Africains appellent les groupes armés à un cessez-le-feu immédiat, l’armée congolaise et les rebelles du M23 s’affrontent dans le territoire de Masisi dans le Nord-Kivu, Est de la RDC.
Selon les FARDC, ce sont les rebelles du M23 qui ont lancé quatre attaques avant la riposte des troupes de l’armée régulière. Il s’agit de Kyahemba, Butchalwichi, Kihusha et Lubula. Elles déplorent la violation du cessez-le-feu.
« Ces affrontements qui sont en cours au moment où nous communiquons, viennent de provoquer des déplacements massifs des populations civile », rapporte le communiqué.
Lors d’un sommet spécial vendredi 18 février, les dirigeants de la Communauté de l’Afrique de l’Est ont appelé à les groupes armés à se retirer. Ce que la société civile du Nord-Kivu voit comme une décision qui n’aura pas d’effet. « Le M23 se moque de tout le monde et viole intentionnellement les décisions des Chefs d’État », a déclaré Égard Mateso, président de la société civile du Nord-Kivu.
Ces nouveaux combats ont provoqué un déplacement massif de populations. Entre-temps, les personnes déplacées vivent dans des conditions très difficile, selon M. Mateso. « Certains décident finalement de retourner dans leur milieu d’origine malgré la présence de l’ennemi. Ils choisissent d’aller mourir chez eux que de mourir de faim », confie-t-il.
Sur le plan diplomatique, la résurgence du M23 a brouillé les relations entre Kinshasa et Kigali sur fond d’accusations mutuelles de soutien aux groupes rebelles, mais aussi de torpiller le processus de paix.
RK

