Pris en otage les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dix-neuf militaires centrafricains ont été libérés mardi 4 avril, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
D’après Yves Van Loo, chef adjoint de la délégation du CICR en Centrafrique, les militaires semblent en bonne santé et sont capables de supporter le voyage.
« Les 19 militaires libérés et sont arrivés à Birao (Nord) vers 17h et ils vont y rester jusqu’à ce qu’on organise leur retour à Bangui. Le vingtième est un blessé qui avait été séparé du groupe pour une prise en charge médicale. Et sera récupéré plus tard », a-t-il confié à l’AFP.
Le 14 février. Ce jour-là, ces militaires ont été pris en otage par les rebelles de la CPC après des combats violents à Sikikede, localité de la région de la Vakaga dans le nord de la Centrafrique, au carrefour des frontières tchadienne et soudanaise. Ces affrontements ont occasionné des pertes militaires considérables.
« Depuis leur prise en otage, leur libération était notre plus grand souci. Nous voulions les voir en liberté », a affirmé Augustin Ndando Kpako, porte-parole de l’État-Major des armées.
Dans un communiqué, la CPC a annoncé sa décision volontaire et unilatérale de libérer les vingt militaires faits prisonniers, il y a plus de deux mois.
Depuis plusieurs années, la Centrafrique est en en proie à une guerre civile. Les opérations de libération des militaires se sont déroulées dans une zone, dont l’accès est rendu difficile par les combats entre rebelles, militaires et leurs alliés russes du groupe paramilitaire Wagner.
Mervedie Mikanu

