Des hommes armés non identifiés ont tué une quinzaine de civils jeudi 7 septembre dans le territoire d’Irumu en Ituri, Est de la RDC, selon des sources locales.
Près de onze enfants figurent parmi les victimes, selon la Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH). « Plusieurs sources nous disent que cette attaque est attribuée aux présumés Maï-maï. Nous appelons les services de sécurité à nous éclairer à ce sujet », a déclaré Christophe Munyanderu, ancien coordonnateur du CRDH, devenu acteur politique.
D’après lui, ce bilan pourrait s’alourdir. « Certaines sources nous parlent de 17 morts. Et, on ne sait pas le sort des enfants dépêchés à l’hôpital. L’administrateur du territoire doit prendre cette situation en main pour identifier les auteurs. Si ce sont les maï-maï, que l’administrateur appelle leur leader », a-t-il ajouté.
Cette attaque vient de causer le déplacement de la population civile, alors qu’elle regagnait déjà son milieu d’origine.
« Actuellement, la population est en fuite. Nous savons qu’en chefferie des Walese-Vonkutu, il y a les maï-maï, les Chini ya Tuna, mais qui sont en processus de désarmement volontaire. Et donc, nous déplorons le retard des autorités », regrette M. Munyanderu.
La situation sécuritaire reste instable dans la province de l’Ituri, où des groupes armés actifs sèment terreur et désolation.
RK

