Des militants d’un groupe rebelle allié à l’État islamique ont tué trois personnes lors d’une attaque contre un village situé à l’ouest de l’Ouganda a indiqué porte-parole militaire.
Félix Kulayigye précise dans un communiqué que les assaillants des Forces démocratiques alliées (ADF) ont attaqué lundi 25 décembre soir le village du district de Kamwenge. Sur place, ils ont tué une femme de 75 ans et ses deux petits-enfants avant de brûler les corps.
L’armée ougandaise traquerait les responsables de ces meurtres. En fait, les ADF ont été à l’origine d’un groupe rebelle anti-Kampala qui ont combattu à l’époque le gouvernement du président Yoweri Museveni depuis ses bases dans les monts Rwenzori.
Après leur déroute à la fin des années 1990, les survivants ont traversé la frontière pour se réfugier dans les jungles de l’est de la République démocratique du Congo, où ils ont établi de nouvelles bases, selon la presse locale ougandaise.
Depuis, ils ont continué à mener des attaques en Ouganda et au Congo contre des cibles militaires et civiles. Une des attaques sanglantes des ADF une remonte en juin dernier. Bilan: des dizaines de morts parmi les étudiants, un couple de touristes tué ainsi que leur guide en octobre dernier.
En 2019, les ADF ont prêté allégeance à l’État islamique, qui a depuis revendiqué la responsabilité de certaines des attaques des ADF.
Josaphat Mayi

