Les tensions sont vives au Soudan du Sud, où le camp de Riek Machar, vice-président et rival du président Salva Kiir, accuse les forces gouvernementales d’avoir mené des attaques à proximité d’un cantonnement militaire dans l’Etat d’Equatoria-Central.
Selon Lam Paul Gabriel, porte-parole de la branche armée du SPLA-IO, les attaques ont été menées dans les villages de Yaribe et Yondu. Il assure qu’elles ont été repoussées sur les deux fronts. « Les forces assaillantes ayant accusé de lourdes pertes », a-t-il indiqué.
L’État méridional, qui comprend la capitale Juba, a été divisé en zones contrôlées par les forces gouvernementales et celles de l’opposition en vertu du texte de 2018, qui a mis fin à une sanglante guerre civile dans le plus jeune pays du monde.
Il affirme que « cette attaque a été suivie d’une attaque aérienne visant et détruisant des biens civils et des bâtiments publics à Panyume », appelant les civils à quitter les comtés de Morobo, Kajo Keji, Lainya et Yei pour éviter d’être pris entre deux feux. Pour Lam Paul Gabriel, cette agression des Forces de défense du Soudan du Sud vise à transformer ces comtés en zone d’opérations.
Pour l’heure, l’armée n’a pas souhaité se prononcer après ces accusations. Entre-temps, le climat politique ne cesse de se crisper au Soudan du Sud, où l’accord de paix de 2018 s’effrite. Pourtant, cet accord a réuni le président Salva Kiir et son rival de longue date, le vice-président Riek Machar, au sein d’un gouvernement d’union nationale.
La Rédaction

