Vincent Dabilgou, ancien ministre des Transports, a été condamné à sept ans de prison ferme pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, ont annoncé les sources judiciaires jeudi 17 août.
Alors que les activités de son parti ont été suspendues, l’ancien ministre doit s’acquitter d’une amende de 3,3 milliards de FCFA (4,7 millions d’euros). L’instance judiciaire a également ordonné la confiscation de ses biens à hauteur des sommes détournées au profit du Trésor public et prononcé son inéligibilité pour cinq ans.
« Le tribunal de grande instance de Ouagadougou a reconnu M. Dabilgou coupable de faits de détournement de deniers publics, portant sur 1,12 milliard de FCFA (environ 1,7 million d’euros). Enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et financement occulte de parti politique, notamment le Nouveau temps pour la démocratie (NTD), la formation qu’il préside », a indiqué le tribunal à l’AFP.
Quatre autres personnes, dont deux ex-collaborateurs de M. Dabilgou au ministère des Transports, ont aussi écopé de peines de prison allant de six à onze ans et de lourdes amendes.
M. Dabilgou était ministre de 2018 à 2022, sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, renversé par un putsch en janvier 2022.
Le 30 septembre de la même année, un autre coup d’Etat a porté au pouvoir à Ouagadougou le capitaine Ibrahim Traoré qui a renversé le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, auteur d’un premier putsch qui avait renversé le président Kaboré quelques mois plus tôt.
Mervedie Mikanu

