Dimanche 20 mars, près de treize militaires ont été tués et huit autres blessés lors d’une embuscade de djihadistes présumés à Natiaboani, dans l’est du Burkina Faso. C’est le nouveau bilan avancé par l’armée burkinabè dans un communiqué ce lundi 21 mars. Un précédant faisait état d’au moins douze soldats abattus.
D’après cette source, « une unité militaire engagée dans une opération de sécurisation dans la région de l’Est a été accrochée à une vingtaine de kilomètres à l’est de Natiaboani ». Mais l’armée assure avoir neutralisé plusieurs assaillants.
Cette attaque confirme un regain des violences ces derniers jours au Burkina Faso. Selon l’agence d’information du Burkina, une quinzaine de jeunes ont été enlevés par des individus armés à l’issue d’une attaque, à Nagré, près de Natiaboani, vendredi. En dix jours, vingt-trois civils et vingt-cinq militaires sont dans les attaques d’hommes armés.
Le colonel Paul-Henri Damiba, qui a pris le pouvoir le 24 janvier après l’éviction du président Christian Kaboré, a fait de la lutte contre la montée de la menace djihadiste sa priorité. Mais le pays a, récemment, enregistré des attaques meurtrières.
Depuis 2015, le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est sous la menace des attaques de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et l’État islamique (EI). Des milliers de personnes ont déjà péri dans ces attaques. Plus d’un million autres sont déplacées.
La Rédaction

