La situation au Niger, où les militaires ont renversé le président Mohamed Bazoum, est un revers pour le développement de la région du Sahel, en proie à l’activisme de groupes djihadiste, a indiqué Svenja Schulze, ministre allemande du Développement.
Pour elle, le coup d’État au Niger est un véritable « revers qui aggrave encore les défis complexes du développement dans le pays et au Sahel ».
Au nom de l’Alliance du Sahel, Mme Schulze appelle à la libération immédiate du président Mohamed Bazoum, mais aussi le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Depuis le putsch au Niger, la junte s’est lancée dans un bras de fer avec la Cédéao qui continue de brandir la menace d’une intervention militaire pour rétablir le président déchu.
Mais le colonel Amadou Abdramane, porte-parole de la junte au pouvoir, avait affirmé, dimanche dernier, à la télévision nationale qu’ils détiennent les éléments nécessaires pour poursuivre le président déchu pour « haute trahison et atteinte à la sécurité intérieure et extérieure du Niger ». Ce que la Cédéao qualifie de provocation.
Dans son dernier communiqué, l’organisation sous-régionale avait condamné la détention illégale du président Bazoum, exigeant son rétablissement dans ses fonctions. Pourtant, les militaires au pouvoir ont formé un gouvernement dirigé par Ali Mahamane Lamine Zeine.
Josaphat Mayi

