L’armée du Burkina Faso aurait tué soixante civils dans des frappes des drones présentés par le gouvernement comme ayant ciblé des combattants djihadistes, a indiqué un rapport publié Human Rights watch (HRW).
Cette organisation indique que pour aboutir à ses conclusions, elle a reçu à interviewer des dizaines de témoins entre septembre et novembre 2023, et analysé des photographies, des vidéos et des images satellites.
Toujours selon ce rapport, l’armée aurait ciblé deux marchés. Le premier, c’est le marché du village de Boulkessi. HRW rapporte avoir obtenu des survivants une liste des sept personnes tuées dans cette zone, présentée à la télévision comme une base logistique des djihadistes le 18 novembre dernier.
Le 21 septembre, une autre frappe des drones aurait touché une tente, où s’étaient rassemblées une centaine de personnes pour des funérailles, à Bidi (nord). Vingt-quatre personnes avaient succombé, selon l’ONG.
Depuis qu’il est arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2022, le régime du capitaine Ibrahim Traoré s’est engagé dans une stratégie militaire très offensive contre les groupes djihadistes. Cette politique fait quelquefois objet de critiques par diverses organisations non gouvernementales et des défenseurs des droits de l’homme en raison des nombreuses pertes civiles qu’elle a entraînées.
Ben Tshokuta

