Face à la montée de la menace djihadiste, dont fait face le Mali et le Burkina Faso, le colonel Assimi Goïta et le capitaine Ibrahim Traoré décident de faire bloc contre le terrorisme.
Bamako, mercredi 2 novembre. Le colonel Assimi Goïta, chef de la junte malienne, a échangé avec le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte burkinabé autour de la sécuritaire et de la lutte contre le terrorisme.
« Face à la situation actuelle, le défi sécuritaire est le plus important pour nous. Nous avons échangé sur la coopération militaire, mais aussi sur comment nous pouvons mieux mener nos opérations pour sécuriser nos populations », a dit le capitaine Ibrahim Traoré, qui a effectué son premier déplacement à l’étranger.
Voisin du Mali, le Burkina Faso est ensanglanté depuis 2015 par des attaques djihadistes de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique. Des incursions djihadistes ont fait des milliers de morts et plus d’un million de déplacés. L’impasse sécuritaire a d’abord prêté le lit au colonel Paul-Henri Damiba d’évincer le président Christian Kaboré. Mais la situation sécuritaire n’a pas changé. Le colonel Damiba, lui-même putschiste, est chassé du pouvoir après un putsch.
Le capitaine Traoré a fait de la lutte contre la montée de la menace djihadiste comme une de ses priorités. Mais des attaques djihadistes sont récurrentes. Le 29 octobre, au moins treize soldats ont été tués dans une attaque dans l’est du Burkina Faso. Il y a une semaine, une attaque terroriste a fait dix morts, tous soldats, et une cinquantaine de blessés à Djibo, ville sous blocus djihadiste depuis trois mois, dans le nord du Burkina Faso.
Raymond Nsimba

