Ce mardi 03 mai, Human Rights Watch (HRW) affirme dans son rapport avoir des preuves convaincantes que les paramilitaires russes soutenus par le gouvernement centrafricain ont commis de graves abus sur des civils, dont des meurtres et tortures en toute impunité depuis 2019.
Le rapport souligne que ces forces russes et Wagner ont des liens manifestes avec le gouvernement russe. De son côté, Moscou indique que les paramilitaires russes sont des « instructeurs militaires non armés chargés d’entraîner les soldats centrafricains ».
« Le gouvernement centrafricain a certes le droit de demander une assistance internationale en matière de sécurité. Mais il ne peut pas permettre à des forces étrangères de tuer et de maltraiter des civils en toute impunité », a accusé Ida Sawyer, directrice de la division Crises et conflits à HRW.
Selon HRW, ce rapport de 13 pages est basé sur les témoignages de dizaines de victimes, proches et témoins. « Des forces identifiées par des témoins comme étant russes semblent avoir sommairement exécuté, torturé et battu des civils depuis 2019 », a-t-elle dénoncé.
Depuis 2013, la Centrafrique est confrontée à une guerre civile meurtrière au début. Mais qui a considérablement baissé d’intensité depuis 2018. En 2020, le président Faustin Archange Touadéra a appelé le gouvernement russe à la rescousse d’une armée faible et démunie pour repousser une offensive rebelle qui menaçait le gouvernement centrafricain. Grâce à Moscou, les groupes armés, rebelles ou simples prédateurs, ont été repoussés d’une majorité des deux tiers du territoire qu’ils occupaient encore en 2020.
Mais l’ONU, l’Union européenne et des pays, accusent les « mercenaires » de Wagner de commettre des crimes et exactions contre les civils. Et le pouvoir de M. Touadéra de les laisser piller les ressources du pays en échange de leur soutien militaire.
Ali Maliki

