Vianney Semndiro, un commandant de l’armée centrafricaine a été interpellé et inculpé de crimes contre l’humanité. C’est ce qu’a indiqué la Cour pénale spéciale (CPS) dans un communiqué vendredi 30 septembre.
D’après la même source, ces crimes présumés auraient donc été commis sous le régime de l’ancien président François Bozizé. Son arrestation symbolise pour certains, le début de la lutte contre l’impunité.
« C’est ce que nous attendions en tant que défenseur des droits de l’Homme, pour que la lutte contre l’impunité devienne une réalité en Centrafrique », a salué Evra Armel Bondadé, secrétaire général de l’Observatoire centrafricain des droits de l’Homme (OCDH).
M. Semndiro , a été également mis en examen pour disparition forcée de personnes, torture et viol, esclavage sexuel et prostitution forcée, dans le cadre d’une enquête portant sur des faits commis entre 2009 et 2013, au camp militaire de Bossembélé, à 175 kilomètres au nord de Bangui.
La Centrafrique est, depuis 2013, d’une guerre civile très meurtrière dans ses premières années. Mais depuis 2018, elle a baissé d’intensité. Cette guerre a opposé dans les premières années des milices à majorité musulmane coalisées au sein de l’alliance Séléka à d’autres les anti-balakas, dominées par les chrétiens et animistes. Les Nations unies accusent les deux camps d’avoir commis de crimes de guerre et contre l’humanité.
Créée en 2015 par le gouvernement sous le parrainage de l’Onu, la CPS est chargée de juger les crimes de guerre et contre l’humanité commis depuis 2003. Les travaux de la CPS ont été lancés en octobre 2018 avec les premières enquêtes.
Mervedie Mikanu

