Le gouvernement congolais est appelé à réviser le Code pénal qui réprime la torture pour lutter contre les actes causés par les forces de l’ordre dans le pays. C’est ce qu’a demandé l’Observatoire congolais des droits de l’homme (Ocdh) lundi 21 février. Selon l’Ocdh, le gouvernement doit étudier la récurrence, la recrudescence des violences policières et l’impunité qui les entretient.
« Le fait que la torture ne soit pas définie dans le Code pénal permet aux policiers de commettre des actes barbares sur des populations », a déclaré Franck Chardin Aubin Tchibinda, directeur exécutif de l’Ocdh à l’AFP. Il affirme que près de 80 cas de violations des droits humains ou de torture ont été perpétrés par les forces de l’ordre ces quinze derniers mois à Brazzaville, capitale congolaise.
« Les peines prononcées n’ont pas été sévères au vu de la gravité des actes commis. On aurait souhaité des sanctions plus lourdes et dissuasives. Nous appelons à ce que les forces de l’ordre soient de plus en plus formées en matière de respect des droits de l’homme. Il n’est jamais trop tard pour corriger », a-t-il ajouté.
Mercredi 9 février dernier, la justice congolaise a condamné à dix ans de travaux forcés quatre policiers jugés pour coups et blessures volontaires qui ont entraîné la mort d’un homme. Mais aussi l’infirmité de sept autres.
La Rédaction

