Mardi 26 avril, une manifestation d’étudiants de l’université de Bouaké, situé dans le centre de la Côte d’Ivoire, a fait plusieurs blessés. Les forces de l’ordre ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène.
Des étudiants de l’université sont en grève depuis lundi pour réclamer les meilleures conditions d’étude et notamment la possibilité de passer leurs examens ailleurs qu’à Abidjan, la principale ville du pays, à plus de 300 km.
Mardi, la police a dispersé à coups de gaz lacrymogène les étudiants réunis sur le campus, après avoir essuyé des jets de pierres, selon un journaliste de l’AFP.
Ce dernier n’a vu aucun manifeste resté au sol après la dispersion.
« Il y a eu 22 étudiants interpellés qui ont été déférés devant le parquet et à ma connaissance, il n’y a qu’un blessé à leur niveau », a indiqué à l’AFP une source policière ayant requis l’anonymat, qui précise qu’un gendarme et un capitaine de police ont aussi été blessés.
« Nous avons enregistré au moins 50 blessés », a de côté son affirmé Jacob Ouattara, secrétaire général du Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire. Ce dernier assure que les forces de l’ordre ont « saccagé des chambres d’étudiants ».
« Aucune chambre d’étudiant n’a été vandalisée comme ils veulent le faire croire. Les caméras de surveillance sont là pour l’attester », a répondu la source policière.
AFP/Sahutiafrica

