Depuis la prise de deux principales de la région du Kivu, dans l’est de la RDC, par les rebelles du M23 et les troupes rwandaises, Kigali est ciblé par des sanctions.
Le Conseil de sécurité, Londres, Canada… Les sanctions contre le Rwanda ne cessent de tomber. Bien avant, le Conseil de sécurité a, pour la première fois, condamné directement le Rwanda pour son soutien au M23. Cette instance des Nations unies exige le retrait immédiat de troupes rwandaises du territoire congolais.
Les Etats-Unis ont décidé d’imposer des sanctions contre James Kabarebe, ministre rwandais à la Coopération régionale, pour son rôle dans la déstabilisation de l’est de la RDC depuis trois décennies. De son côté, Londres a suspendu la majorité de ses aides financières au Rwanda.
Lundi, le Canada s’est ajouté sur la liste. En fait, le gouvernement canadien a annoncé qu’il va suspendre la délivrance de permis pour l’exportation au Rwanda de biens et technologies réglementés, mais aussi les nouveaux projets économiques gouvernementaux et revoir sa participation à des événements internationaux organisés au Rwanda. Le Canada condamne la présence des Forces de défense rwandaises en RDC.
Ces nouvelles de sanctions ont fait bondir Kigali. Pour le ministère rwandais des Affaires étrangères, ces mesures ne résoudront pas le conflit. « Le Canada ne peut pas prétendre saluer les efforts des acteurs régionaux dans le processus de paix quand il fait porter toutes sortes de violations au Rwanda », rapporte le communiqué du ministère rwandais des Affaires étrangères.
Entre-temps, la situation sécuritaire demeure volatile. Ce mardi, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont atteint Mwenga dans le Sud-Kivu, selon nos confrères. Visiblement, ils poursuivent leur avancée. Kinshasa continue d’appeler à des sanctions contre le Rwanda.
Depuis la résurgence de cette rébellion, les relations entre la RDC et le Rwanda se sont considérablement dégradées. Le gouvernement congolais accuse Kigali de l’agresser à travers le M23, qui a pris le contrôle de Goma et de Bukavu. Mais la situation humanitaire est alarmante avec plusieurs milliers de déplacés. A Goma, les éléments sont accusés d’exactions, d’enlèvements, d’arrestations et de recrutements forcés.
La Rédaction

