Au moins vingt-trois personnes sont mortes dans des attaques dans l’Etat de Plateau, dans le centre du Nigeria et sur la ligne de démarcation entre le nord majoritairement musulman et le sud majoritairement chrétien, selon la police locale.
Alfred Alabo, porte-parole de la police, rapporte que deux éleveurs de bétail ont été tués dimanche avant que vingt-et-un agriculteurs ne soient tués dans des attaques plus tard dans plusieurs villages. « Le commissaire de police s’est rendu sur les lieux de l’incident. Nous enquêtons sur la cause de l’attaque », a-t-il déclaré, cité par l’AFP.
D’après Bello Tafawa, chef de l’association des éleveurs de bétail du Nigeria (Macban), les deux bergers avaient été abattus dimanche, alors qu’ils rentraient chez eux lors d’une attaque non provoquée.
Toujours le même jour, vingt-et-une personnes avaient été tuées par des présumés bergers dans la soirée dans des attaques coordonnées, selon Rwang Tengwong, responsable local de la communauté des jeunes. Il pointe les bergers peuls.
Pour le Caleb Mutfwang, gouverneur de l’Etat du Plateau, la situation sécuritaire est devenue alarmante et déplore ces nouveaux meurtres. « L’architecture de sécurité est devenue comme un vieux moteur abandonné qui doit être remis en état et réoutillé », a-t-il dit.
Au Nigeria, des affrontements entre éleveurs nomades et agriculteurs au sujet de terre, des ressources et de l’eau sont fréquents dans plusieurs régions, y compris dans les États du centre et du nord-ouest. Mais la violence se transforme souvent en attaques et en enlèvements massifs par des gangs lourdement armés et des groupes d’autodéfense mis en place pour protéger les communautés.
En mai, des responsables locaux ont déclaré que plus de 100 personnes avaient été tuées et plusieurs milliers d’autres déplacées par des attaques dans le district de Mangu, dans le Plateau.
Raymond Nsimba

