Au Rwanda, Denis Kazungu, a plaidé coupable jeudi 22 septembre, de l’assassinant de quatorze personnes, la plupart des prostituées, dont les corps ont été retrouvés dans un trou creusé dans sa cuisine.
Son histoire donne froid dans le dos. Accusé de dix crimes, dont meurtre, viol, falsification de documents, usurpation d’identité et profanation de cadavres. Denis Kazungu, est un tueur en série qui ne nie pas ses actes.
Lors d’une audience dans un tribunal de Kigali, quand le juge lui demande si les charges pesant contre lui étaient exactes. Il répond « oui ». Et se montre plus explicite.
Ses victimes, sont surtout des prostituées. « Celles que j’ai tuées m’avaient transmis le Sida », déclare t-il.
« Dans sa déclaration, M. Kazungu a admis que, bien que douze corps aient été retrouvés dans le trou, il avait en fait tué quatorze personnes et dissous les corps de deux de ses victimes », affirme un procureur au tribunal.
« Après avoir rencontré ses victimes dans des bars, il les ramenait chez lui et les attaquait, les attachait, les déshabillait et s’emparait de leurs biens. Il les forçait ensuite à lui donner les mots de passe de leurs téléphones et procédait à des retraits d’argent. Ensuite, il les tuait et les jetait dans le trou », ajoute le procureur.
L’histoire de Denis Kazungu ressemble à un thriller. Jeune professeur d’anglais de 34 ans, il a également occupé divers emplois, avant de se passionner pour le crime, en regardant notamment des films sur des tueurs en série. Et c’est d’ailleurs grâce à ces films, qu’il a appris à tuer ses victimes, pour la plupart des prostituées.
La police, suspicieuse. L’avait arrêté pour la première fois en juillet. Mais, par manque de preuves, la justice l’avait libéré sous caution. C’est finalement en septembre, que les pièces du puzzle vont s’accorder. Après sa nouvelle arrestation, grâce aux informations fournies par les victimes qui avaient réussi à s’échapper. Il va tout avouer à la police. Avant de plaider coupable de l’assassinat de quatorze personnes, devant les juges jeudi lors de l’audience.
Dinho Kazadi

