Au moins 96 morts et 560 blessés, évoque une source sanitaire. Le Somaliland, région disputée en Somalue, est déchiré par des combats entre milices loyales au gouvernement et forces séparatistes.
D’après le Dr Ahmed Mohamed Hassan, directeur du principal hôpital de la région, ce bilan reste encore provisoire.
Impliqué dans les combats meurtriers, Garaad Ali, influent chef traditionnel du Somaliland, a pourtant fait état 150 personnes tuées et de 500 autres blessées devant des journalistes à Las Anod mercredi soir.
Les affrontements se poursuivent malgré le cessez-le-feu décrété par les autorités le 10 février. Les deux parties s’accusent mutuellement de l’avoir enfreint.
Le 6 février dernier, les violences ont éclaté à Las Anod quelques heures après que des chefs coutumiers ont publié une déclaration s’engageant à soutenir l’unité et l’intégrité de la République fédérale de Somalie, exhortant les autorités du Somaliland à retirer leurs forces de la région.
Le Bureau local de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a déclaré le 16 février que plus de 185.000 personnes, dont 89% de femmes et d’enfants, ont fui les violences de Las Anod.
Malgré son indépendance en 1991 de la Somalie, le Somaliland n’est toujours pas reconnu comme un État formellement par la communauté internationale. Avec plus de 4,5 millions d’habitants, il demeure une région pauvre et isolée.
Dinho Kazadi

