Après une panne de leur embarcation partie de la Guinée onze jours auparavant, des dizaines de migrants ouest-africains ont été secourues ce week-end au large de la Mauritanie, selon des sources de sécurité mauritanienne et guinéenne.
Dans un communiqué du ministère mauritanien de la Pêche, renseigne que la pirogue secourue samedi par les garde-côtes mauritaniens avait à son bord au moins 75 Ouest-africains. La source affirme que le moteur de l’embarcation est tombé en panne en haute mer. L’embarcation était sur le point de couler. Les passagers ont été emportés par le courant pendant deux jours avant de lancer un appel de détresse.
Un navire à proximité du lieu de l’incident est intervenu et a remis les occupants de la pirogue aux garde-côtes mauritaniens qui les ont transférés au port de Nouadhibou, au nord-ouest de la Mauritanie. C’était pour leur prise en charge. Ces candidats à l’émigration se trouvent toujours en Mauritanie.
De son côté, le ministère et les sources de sécurité guinéennes, affirment que cette pirogue avait quitté la ville de Kamsar, dans le nord-est de la Guinée, le 15 juillet. Les deux sources expliquent que la pirogue transportait plus de 100 personnes dont des Guinéens, des Sénégalais et des Gambiens.
Après une année record en 2024, marquée par l’arrivée de 46.843 migrants aux Canaries, le rythme s’est nettement ralenti ces derniers mois, avec 10.882 arrivées entre janvier et mi-mai, soit une baisse de 34,4 % par rapport à la même période l’année précédente, selon le ministère de l’Intérieur.
Ces dernières années, des milliers de migrants sont morts en tentant de rejoindre l’Europe depuis l’Afrique via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations souvent surchargées. Après une année record en 2024, marquée par l’arrivée de 46.843 migrants aux Canaries, le rythme s’est nettement ralenti ces derniers mois, avec 10.882 arrivées entre janvier et mi-mai.
Selon le ministère de l’Intérieur, il s’agit d’une baisse de 34,4 % par rapport à la même période l’année précédente. Pourtant, en 2024, l’ONG espagnole Caminando Fronteras a établi un bilan de 10.457 personnes mortes ou disparues en mer.
Josaphat Mayi

