En Egypte, l’expansion économique agressive de l’armée va de pair avec la répression politique accrue qui s’abat parfois sur des hommes d’affaires. C’est ce qu’ont dénoncé des organisations de défense des droits de l’homme, dont Human Rights Watch (HRW) ce lundi 04 avril. Elles plaident pour une politique anticorruption solide.
« Le régime n’a cessé de saper l’indépendance de ses propres instances et n’applique pas ses propres lois anticorruption », accusent-elles. Elles demandent au Fonds monétaire international (FMI) de conditionner son prêt à l’Egypte à plus de droits socio-économiques et de transparence sur le rôle de l’armée dans l’économie.
« Alors que le prix des aliments a déjà augmenté de plus de 20% ces derniers mois, un nouveau prêt du FMI signifiera plus d’impôts et moins de subventions étatiques sur les produits de base. Il faut donc investir drastiquement pour garantir à tous des conditions de vie dignes, notamment en matière d’alimentation », ajoutent-elles.
Depuis 2016, la dette publique d’Egypte a atteint 90% du produit intérieur brut été le pays n’a pas mené les réformes réclamées par le FMI. Le gouvernement s’est engagé plutôt dans de coûteux projets comme la Nouvelle capitale. En outre, sa refonte de la fiscalité achoppe sur le secteur informel, plus du tiers de l’économie, selon le Middle East Institute.
Mervedie Mikanu

