Lundi 08 mai, l’Organisation des pays d’Afrique australe (SADC) a approuvé le déploiement des forces dans l’est de la RDC pour soutenir la restauration de la paix et de la sécurité. Telle est l’une des résolutions prises lors du 11e sommet de cette organisation sous-régionale tenu à Windhoek en Namibie.
Aucune date n’a été précisée, ni leur nombre, lors de ce sommet qui a réuni autour d’une table, le président namibien Hage Geingob, le Sud-africain Cyril Ramaphosa, le Congolais Félix Tshisekedi et la présidente de Tanzanie, Suluhu Samia. L’Angola, le Malawi et la Zambie étaient représentés par des ministres.
Selon Christophe Lutundula, chef de la diplomatie congolaise, le sommet était principalement consacré à la restauration de la paix dans la partie Est de la RDC.
Il affirme que « le sommet a noté avec une grande inquiétude l’instabilité et la détérioration de la situation dans l’Est de la RDC et a condamné fermement la recrudescence des conflits et activités des groupes armés, y compris des rebelles du M23 ».
La RDC est confrontée par un épisode d’insécurité plus de deux décennies durant dans sa partie Est. La résurgence du M23 (Mouvement du 23 mars) dans le territoire de Rusthuru n’est qu’une goutte d’eau qui a débordé le vase. Depuis, Kinshasa accuse de l’agresser à travers cette rébellion. Ce que Kigali rejette, même si un rapport d’experts onusien l’atteste.
Le M23 s’est emparé, depuis novembre 2021, de larges territoires riches en minerais. Chose qui a occasionné le déploiement des troupes des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). Mais la force régionale Est-Africaine essuie des critiques pour sa passivité face aux rebelles du M23.
Joe Kashama

