Ce mardi 25 février, l’armée sud-africaine annonce avoir évacué ses soldats gravement blessés de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu sous contrôle du M23, dans l’est de la RDC.
Dans un communiqué, la SANDF affirme que ces militaires avaient besoin de soins médicaux urgents. D’après ce texte, ils ont été rapatriés avec succès de la RDC. Toutefois, leur nombre n’a pas été précisé. D’autres militaires sud-africains, blessés légèrement, doivent être évacués au cours de la semaine.
Des troupes de Pretoria sont déployées dans le cadre de la mission Monusco des Nations unies et de la mission SAMIDRC de l’organisation de coopération régionale d’Afrique australe (SADC) dans l’est de la RDC où le M23, appuyé par des unités rwandaises, a opéré une avancée fulgurante.
« Plus de 7.000 personnes » ont trouvé la mort dans celle-ci depuis janvier, selon Kinshasa, qui accuse son voisin le Rwanda de vouloir exploiter les riches ressources minières du Nord et du Sud Kivu. Des chiffres que l’AFP n’a pas été en mesure de vérifier.
Environ 1.300 soldats de la SADC sont présents en RDC, selon la chercheuse dans le domaine militaire, Lindy Heinecken, dont environ 1.000 Sud-Africains.
Les autres viennent de Tanzanie et du Malawi. Ce dernier pays, a demandé à ses militaires de se préparer à quitter la RDC.
Le retrait de la mission de la SADC (baptisée SAMIDRC) est exigé par le président rwandais Paul Kagame, pour qui elle n’est « pas une force de maintien de la paix » et n’a « pas sa place dans cette situation ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU dans une résolution adoptée à l’unanimité vendredi a condamné pour la première fois nommément le Rwanda, dont 4.000 soldats appuient le M23, selon des experts des Nations unies.
Les combattants du M23 ont pris le contrôle de Bukavu, la capitale provinciale du Sud-Kivu, il y a un peu plus d’une semaine, après s’être emparés le mois dernier de Goma, la capitale du Nord-Kivu et la principale ville de l’est du pays.
AFP/Sahutiafrica

