Ce vendredi 26 avril, les Nations unies ont appelé à une aide humanitaire urgente pour les millions de personnes touchées par l’insécurité dans l’est de la RDC, théâtre d’affrontements entre l’armée et les rebelles du M23.
« Les besoins sont immenses et ils dépassent ce que nous sommes capables de fournir », a déclaré Bruno Lemarquis, coordinateur humanitaire de l’Onu en RDC. D’après lui, ils n’ont pas les ressources pour apporter une réponse adéquate. Il note aussi « une tendance au sous-financement de l’action humanitaire en RDC au cours des dix dernières années ».
Seulement près de 15% des ressources nécessaires pour aider 8,7 millions de personnes ont été mobilisés en avril, selon lui. Pourtant, en 2024, le montant total de l’aide prévue est de 2,6 milliards Usd.
La partie orientale de la RDC est en proie à la menace terroriste avec les attaques ADF, mouvement affilié à l’Etat islamique (EI). Mais surtout, à la rébellion du M23 qui a gagné du terrain dans les territoires de Masisi et Rusthuru. Sa résurgence a plongé les relations entre la RDC et le Rwanda dans une crise. Depuis, les deux pays s’accusent mutuellement de velléités de déstabilisation et de soutien aux groupes armés.
Le Rwanda est accusé de soutenir les rebelles du M23. Si les autorités rwandaises l’ont toujours nié, les experts des Nations unies l’ont attesté dans un rapport. Ces dernières semaines, il s’observe une accalmie sur le terrain. Entre-temps, les négociations se poursuivent sous la médiation angolaise. Même si les deux camps campent sur leur position.
La Rédaction

